Poutine: L’homme que l’Occident aime haïr Format Kindle de Nina Bachkatov (Auteur)

Décryptage des réactions que Vladimir Poutine suscite en Europe.

Entre peur et admiration, Vladimir Poutine, président de la Russie, ne laisse personne indifférent. Allié ou ennemi, ou les deux à la fois, l’homme qui, en secret, rêve d’être un nouveau tsar, fascine. Au fil des années, la méfiance et la peur ont remplacé les espoirs mutuels de dialogue ; chacun a renoué avec les vieux réflexes de la Guerre froide. Mais, orphelines de la base idéologique du passé, les relations se sont personnalisées au point que Vladimir Poutine est désormais perçu comme l’initiateur d’un pôle anti-occidental qui menace nos valeurs. Pour décrypter Poutine et les réactions qu’il suscite, il fallait une vision et une analyse fortes du courant qui porte son nom, le « poutinisme ». Ce livre s’attache donc à dévoiler et à expliquer les différents éléments qui alimentent cette peur et in fine le rejet viscéral du « poutinisme ». Il propose une analyse nouvelle des étapes de la construction de son ascension depuis 1999, l’évolution de sa conception du pouvoir et les moyens qu’il met en œuvre pour replacer la Russie au cœur de la politique mondiale. Sans oublier ses contradictions et l’évolution de son image aujourd’hui déplorable aux yeux des Occidentaux – tandis que les Russes s’exaspèrent, eux, de l’attitude occidentale.

Grâce à cet ouvrage, découvrez une vision et une analyse fortes du poutinisme et de son rejet.

EXTRAIT

Cette tirade est révélatrice de la vision poutinienne de la liberté, un cadeau tombé du ciel, éventuellement de l’étranger, mais soumis à l’aval du Kremlin. Dans le domaine des valeurs, comme dans d’autres, il remet en question les certitudes occidentales. Il présente la Russie comme un rempart contre la propagation d’une civilisation occidentale corrompue qui entend noyer les valeurs traditionnelles, culturelles et religieuses au profit d’une supra-culture globale entretenue par les studios américains. Il sait qu’il n’est pas seul au monde à réprouver cette perte de repères, qu’il retrouve en Asie, dans les pays musulmans et même en Europe. Il a donc décidé d’occuper cette nouvelle niche qui lui permet, en même temps, de satisfaire son obsession d’intégrer tout le passé russe dans une continuité civilisationnelle. Y compris une nostalgie de l’époque soviétique revisitée qui n’est pas nécessairement la sienne.

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