FMI : Tous aux abris ! (suite) par GéraldCursoux

La situation actuelle résulte des dérives passées qui ont amené la crise financière de 2008 : l’emballement de l’immobilier américain qui a conduit les acquéreurs de maison à des faillites individuelles devant la montée des remboursements qui étaient inscrit dans des contrats léonins, d’une part, et d’autre part la création de beaucoup de « fausse monnaie » à travers la multiplication de produits financier complexes : produits dérivés, dérivés de dérivés, titrisation de valeurs échappant à l’analyse et devenant des produits toxiques (le joli nom !) etc.

Une des origines du mal n’est-il pas dans le raffinement de l’argent par l’introduction des algorithmes jouant avec le temps (t), les procédures et une technologie qui permet d’aller à l’hyperfréquence, sorte de monde financier quasi quantique, déconnecté de toutes création de richesse réelle. On fait de l’argent en le manipulant suivant ces processus qui créent des « ondes financières » qui ne produisent rien d’autre que de l’argent… L’hyperfréquence concourt à augmenter la masse monétaire, sans autre but que d’en tirer des rémunérations. Le baratin sur la fluidité etc., relève de l’imposture. Le temps (t) des transactions c’est celui de la création de richesse dans le monde réel, pas celui que l’on introduit dans des équations mathématiques. Et (c’est amusant) pour gagner sur les concurrents il faut se rapprocher du cœur de l’ordinateur, car 30 cm de connexion c’est une nanoseconde de plus ou de moins !

On ne sait plus ce que l’on achète ni même ce que l’on vend ; des équations mathématiques illisibles dans des contrats illisibles et on a la crise financière de 2008, la sanction mondiale. Cela conduit à la Taxe Tobin, qui n’est pas la panacée, mais pourrait limter la fréquence des transactions, en les ramenant au « temps humain », celui qui permet d’analyser avant de décider. Pour l’instant un vœu…

En 2008, par une injection massive d’argent les Banques Centrales ont rétabli le flux, mais cette intervention à eu un coût très élevé et les déficits publics ont explosés, les Etas reprenant une partie des pertes des banques pour les sauver et garantir les dépôts de leurs citoyens. A cette crise de la « valeur de l’argent » s’ajoutent des revenus sans prélèvement fiscal : recettes transférées dans les paradis fiscaux, affaires conduites hors bilans des sociétés cotées ( !), et processus d’optimisation fiscale au sein même de l’UE, qui permettent des retours sur investissements forts, et expliquent (en partie) la croissance exponentielle des valeurs des GAFAM en Bourse, et la concentration de richesse sur le « 1% des plus riches » (cf : Piketty). Une partie de cet argent est brûlé dans des œuvres d’art qui voient leur marché exploser : 57 millions $ pour le Baloon Dog de Jeff Koons ( !), 450 millions $ pour le Salvator Mundi de Vinci etc., (les cas sociaux du 0.1% !).

Et ils sont nombreux ces artistes solitaires à faire de l’ombre au Père Ubu-Madoff qui a trompé les biotifoul pipoles avec sa pyramide (comme l’ont été les pauvres Albanais à la même époque) : présidents, mandataires sociaux, administrateurs, directeurs généraux, directeurs financiers des grandes banques, des institutions financières, des compagnies d’assurance, des fonds de placements etc. Ils ont joué à ces jeux défendus, créant de l’argent virtuel (par lui-même et pour lui-même) déconnecté de toute production de richesse.

A tout cela s’ajoute l’incohérence européenne en matière de fiscalité qui permet de trouver toujours un terrain de jeu pour faire des coups, aller en Irlande, à Monaco, au Luxembourg… pour payer un impôt dérisoire : les GAFAM sont les champions incontestés de ce jeu, ils ignorent que leurs clients sont aussi des citoyens. Un « serpent fiscal européen » attend le jour, le « serpent monétaire » n’a-t-il pas donné de bons résultats avec la création de l’euro, isn’t it ?

Les règles fiscales et monétaires sont du ressort du pouvoir. Les règles qui concernent la monnaie aussi ! On ne peut laisser ainsi dériver une prétendue industrie financière qui ne travail plus pour faire en sorte qu’il y ait de la monnaie dans les circuits économiques, mais pour elle-même selon des processus opaques, pour produire ds commissions sur tout ce qui bouge et peut être pourri comme l’a été l’immobilier aux USA ou les produits dérivés et tous ces trucs bidons. Les directeurs des Banques centrales et donc de la BCE veulent être indépendants… mais c’est une imposture ! En démocratie ils ne peuvet tenir leur pouvoir que du vote des citoyens, donc des gouvernements qui doivent le controler. C’est par le haut qu’il faut reprendre le contrôle de la finance, et ne pas se soumettre à la City, à Goldman Sachs ou à on ne sait quels groupes de pression.

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